Le tatouage

L'origine du tatouage se perd dans la nuit des temps. Il apparaît aux Marquises vers 300 A.P. JC, grâce au peuple Lapita qui émigra du Sud-Est de l'Asie vers la Polynésie.

 

Le tatouage est une marque de beauté qui faisait partie des exigences sociales. Les tatoueurs étaient des spécialistes qui jouissaient d'un grand prestige.

 

Selon la légende, les polynésiens se mirent à pratiquer le tatouage pour imiter les deux fils de Ta'aroa, le dieu suprême, qui s'étaient fait tatouer pour séduire sa soeur.

 

L'art du tatouage est particulièrement respecté des Maohi. Il représente la beauté et l'attraction sexuelle. Traditionnellement, le tatouage était pratiqué à partir de pointes en os, en écailles de tortue ou en nacre. Elles étaient plongées dans un colorant indélébile et très foncé composé d'un mélange de suie et d'huile. La suie était obtenue à partir de graines calcinées de bancoulier.

 

Le tatouage est aussi une distinction sociale qui servait à donner un aspect terrifiant aux guerriers. Mais leur fonction première était d'ôter peu à peu à la personne humaine son caractère sacré, la nudité étant l'apanage des Dieux.

 

Les femmes étaient considérées comme des intermédiaires entre la vie et l'au-delà. Ainsi grattaient-elles les tatouages des défunts pour les libérer de leur peau humaine et les réintroduire dans le monde des Dieux.

 


 
 

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